03.01.2011

Seul espace de liberté

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé...

J'ai beau essayer de repeupler, ces visages disparaissent dans le brouillard et ton absence se propage partout où mon regard se porte.

Parfois tu es réel, parfois tu es si vague dans mon esprit qu'il semble que ton souvenir s'efface à mesure que mon manque croît. Car tu me manques.

Parfois la vie est bien faite et je sais que tu vis à quelque pas et que tu souris, et ça me va, ça me rend assez forte pour me dire que toi et moi on tient la route.

 Toi et moi on tient la route. Toi et route vous me tenez.    

Dans ces remue-ménages de projets et de dé-projets, de grands questionnements, et de grands murs qui nous séparent, que dis-je?...des murs. Des murailles, des tours, un précipice... on se retrouve.

Dans ce vacarmes d'idées on se retrouve. 

Il faut défaire le pont qui à chaque fois nous réunit.

Il nous réunit. 

Et nous ne le gardons pas ce pont.

Tu t'en vas avec.

Parfois on va s'y loin sur les terres de la fantaisie et de la complicité que j'oublie que tu es bienveillance et raison, et que tes silences sont teintés de sagesse.

                        Et pourtant tu t'en vas avec. the_pillar_by_right_angle-d36b4sx.jpg

Parfois ton sourire vaut la peine que j'en reconstruise un toute seule. Juste pour te voir sourire.

Moi je vais partir avec ma sacoche d'appareil photo autour du bras, un débardeur sur les épaules et le soleil dans le ciel; je vais partir sur la route des Etas-Unis et je referais ma vie.

Et tu es invité au voyage, il y a de la place pour toi.

Il y a de la place pour toi dans mes délires et dans mes écrits car tu vois c'est le seul endroit où je suis libre.

C'est mon seul espace de liberté.

Liberté.

Libre d'être avec toi.

 

 

20.12.2010

Il y a trop de beauté dans le monde

                                                  
Parce qu'il y a trop de beauté dans le monde, parce que toutes les couleurs se mélangent si bien, parce
qu'il y a tes désirs et les miens, parce que le halo léthal de la lune dépose dans mes yeux un reflet bleuté, parce qu'elle me transporte au coeur de ma mélancolie et de mes souvenirs vaporeux, parceweek_52_by_jolsariella-d33af5i.jpg

que je n'existe que maintenant et que le passé s'efface à mesure que je m'y accroche...  

Je pourrais m'éteindre doucement, ici, maintenant, sur cette couverture moelleuse dans laquelle mon corps se fond parfaitement et dont chaque parcelle est réconfort. Le monde disparaît derrière mes paupières clauses, il pourrait ne plus jamais réapparaître je n'en saurais rien, cette respiration pourrait bien être la dernière, l'impulsion de mon âme qui s'échappe, l'élan de mon énergie vitale fuyant vaporeusement, l'amorce du chaos, le pouls de l'apocalypse naissante, le premier trou noir puis le néant, total et absolu. Il suffit de si peu.

Car je me débats pour me mouvoir dans ce monde, car je doute même de ce que voient mes propres yeux, car le ciel est trop grand pour être embrassé tout entier, car mes rêves sont trop fous pour les réaliser sans s'y perdre, car tout l'émoi du monde est transporté par le vent, car je m'abandone dans ces brises où mon esprit s'élève, où je ne suis plus qu'une vibration dans le cosmos, un élément du tout qui gravite et qui s'organise si parfaitement qu'il m'assomme d'insignifiance et de petitesse...

Je n'arriverais jamais à satisfaire vos désirs et mes rêves.

Parce que toute cette beauté a un avant goût de fin du monde et que ça coupe le souffle.

Il y a trop de beauté dans le monde...

Toute cette beauté a un avant goût de fin du monde, et c'est insoutenable.

 

 

 

04.12.2010

Il n'y a pas de nous

Tu t'en vas comme un rêve qui s'evapore ou une belle de nuit qui se fane.A peine apparu tu disparais, à peine ai-je eu le temps de t'effleurer que déjà tu te dérobes à ma caresse inspiratrice.Metropolitan_Coffee_by_St1tches.jpg

Qu'est ce nous deux? Que cela veut-il dire si ce n'est des morceaux de rêves que l'on assemble patiemment et qui, mis bouts à bouts, ont bien plus de sens que ce que je m'accorde à entrevoir.

Tes mains, ta peau, tes silences, ton absence, sont bien trop floues la plupart du temps; tu es comme un mirage que je ne pourrais jamais saisir, un île flottante sur laquelle mes désirs échouent, une paroi rocheuse sur laquelle mes mots se heurtent sans écho. Il n'y aura jamais de retour et je ne peux attendre la vague qui me ramènera mes rêves et le vent qui me ramènera le son de mes échos perdus. 

 Tu es une valse éphemère dansée sur une nuage un soir de pleine lune dans cette atmosphère vaporeuse qui nous enlace et te fait disparaître.  Il n'y a pas de but, il n'y a pas de fin, pas de salut, tout ce qui se construit est fait de sable sauf si je veux bien croire que c'est du roc.

Un gouffre nous sépare et pourtant on construit le pont qui nous permet de nous rejoindre au dessus du vide et hors du temps. On construit ce pont chaque fois qu'il est nécessaire que nos âmes s'enlacent, que nos rires se complètent et que nos respirations s'attendent.

Ce pont est de fumée sauf si je décide que c'est la chose la plus solide de mon univers.